Accident Vasculaire Cérébral

L'AVC (Accident Vasculaire Cérébral) résulte de lésion vasculaire sur le cerveau. On distingue 3 types:


  • Infarctus cérébral (80%) : résulte d'une occlusion d'artère à destination cérébrale.

  • Hémorragie intra-cérébrale (15%) : hématome intracrânien par rupture d'une artériole, d'un anévrisme...

  • Hémorragie méningée (5%) : dans l'espace sous-arachnoïdien, donc extra-cérébral


L’AVC est devenu un problème majeur de Santé Publique car son nombre augmente du fait du vieillissement de la population, de l’augmentation du risque chez les jeunes de moins de 55 ans, de l’arrivée des baby-boomers des années 1950 qui rentrent dans la période à risque et de la baisse de la mortalité initiale secondaire à l’efficacité thérapeutique de la phase initiale.

Environ 150 000 cas recensés en France chaque année, cela représente un AVC toutes les 4 minutes :
-Première cause de handicap moteur chez l’adulte, première cause de décès chez la femme et seconde cause de décès chez l’homme,

-Seconde cause de démence (vasculaire) : Aphasie (difficultés de langage, d’apprentissage...), Changements de comportement (Confusion, Répétition, Irritabilité..), Perte de jugement et d'orientation, ...survenant quelques mois après un AVC.

L’AVC est donc une véritable épidémie silencieuse et il met en jeu tout le système de santé français de la phase aiguë médicale au médico-social chronique et au handicap.

Méthodes de diagnostic

LA PRÉVENTION

La prévention au regard des facteurs de risque est essentielle afin de diminuer le risque, voire d’éviter un AVC ou d’en limiter les conséquences. Elle consiste à :
-lutter contre le tabagisme,
-Favoriser l'activité physique régulière et lutter contre la sédentarité,
-Eviter une alimentation riche en graisses animales et favoriser une alimentation type "méditerranéenne",
-Eviter une consommation importante d'alcool, ...

Hypertension Artérielle (HTA) première cause d’AVC,
Tabac,
Cannabis,
Diabète,
Cholestérol,
Abus d’Alcool (en particulier les « binge drinking » ou « beuverie express »),
Sédentarité,
Obésité,
Fibrillation auriculaire (Arythmie Cardiaque),
Contraception orale associée au tabac,
Apnées du sommeil...
L'ensemble des facteurs de risque sont modifiables par soi-même et si nécessaire avec l’aide du corps médical (Médecins traitants, spécialistes, examens...).

Seul un facteur dépend de la volonté de l’individu : le tabac qu’il convient d’arrêter car le "petit fumeur" ont les mêmes risques que le "gros fumeur".

LES SYMPTÔMES

L'accident vasculaire cérébral n'est pas une fatalité. Il existe des signes précurseurs qui, s'ils sont rapidement pris en compte, peuvent éviter la survenue d'un AVC ou en réduire les conséquences.
Parfois, l'interruption de la circulation du sang dans une partie du cerveau n'est que transitoire et n'entraîne pas de destruction cellulaire. On parle alors d'accident ischémique transitoire (AIT) qui se manifeste par des signes apparaissant brutalement et disparaissant au bout de quelques minutes.

ou parfois perte de la sensibilité du visage.
Perte soudaine de force ou engourdissement soudain d'un bras, une jambe ou les deux, souvent du même côté (hémiplégie ou hémiparésie), même temporaire.
Difficulté soudaine d’élocution, de compréhension ou confusion soudaine même temporaire.
Problème de vision (y compris sur un seul œil) soudain, même temporaire.
Mal de tête soudain, intense, violent et inhabituel.
Perte soudaine de l’équilibre, en particulier si elle s’accompagne d’un des autres signes.

Conduite à tenir

Face à l'accident vasculaire cérébral, l'urgence absolue :

IL FAUT APPELER LE 15 DÈS LES PREMIERS SIGNES.

L'accident vasculaire cérébral est un accident grave et doit être pris en charge immédiatement. Il faut donc sans attendre faire le 15 car une personne victime d'une hémiplégie ou d'un trouble brutal du langage peut bénéficier, dans certains cas et dans les trois heures, d'une thrombolyse.

Si vous êtes témoin, noter l'heure du début de l'accident ou son estimation, afin de la communiquer aux services de secours. Après observation rapide de la victime, appelez le 15 et, en attendant l'arrivée du SAMU, tentez de réunir toutes les informations utiles concernant la victime : médicaments pris, éventuel traitement anticoagulant, port d'un stimulateur cardiaque, etc.